Archive | mars 2014

Séance 19, Stéphanie Ruphy, Pluralismes scientifiques

Bonjour à tous,

L’enregistrement de la séance 19 est à présent disponible. Nous avons eu le plaisir d’accueillir Mme Stéphanie Ruphy, que je remercie une nouvelle fois pour sa riche communication, « Pluralismes scientifiques, Peut-on être naturaliste sans être pluraliste ? », et le débat sur le réductionnisme qu’elle nous a permis le 27 mars dernier.

Rendez-vous à présent jeudi prochain pour une séance de Louis Morelle sur les modes d’existence de Bruno Latour.

Bonne écoute, et à jeudi !

Jim Gabaret

Séance 18, Jim Gabaret et Louis Morelle

Bonjour à tous,

L’enregistrement de la séance 18 est à présent disponible. Il s’agissait d’abord d’une introduction aux questions posées par le pluralisme à la science, à ses méthodes, et à nos moyens d’accès aux savoirs, assurée par mes soins, qui introduisait notamment à la conférence que donnera pour nous Stéphanie Ruphy, auteur de Pluralismes scientifiques, le 27 mars. Louis Morelle, que je remercie une fois de plus, nous a ensuite proposé une communication intitulée « Des sciences studies aux modes d’existence (en passant par l’acteur-réseau). Bruno Latour face à l’épistémologie ».

Bonne écoute et venez nombreux jeudi en salle 236 écouter Stéphanie Ruphy.

Jim Gabaret

Séance 19 : Stéphanie Ruphy, Les pluralismes scientifiques

Bonjour à tous,

Après la séance de jeudi dernier qui nous a plongé au cœur des problématiques du pluralisme épistémologique – et de ses corrélats ontologiques chez Latour -, nous aurons la chance de recevoir jeudi prochain Mme Stéphanie Ruphy, professeure à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, et auteur en 2013 d’un livre intitulé Pluralismes scientifiques, enjeux épistémiques et métaphysiques.

Elle nous présentera quelques uns des enjeux du pluralisme et de l’anti-réductionnisme en science, et exposera les linéaments de son propre « pluralisme feuilleté », d’inspiration nominaliste, anti-réaliste et pragmatiste, tout en répondant à nos questions.

La séance aura lieu exceptionnellement en salle 236, au 2ème étage du 29 rue d’Ulm, de 16h30 à 18h30.

Venez nombreux !

Jim Gabaret

affiche ruphy pluralisme2

PS : en forme d’avant-goût, vous pouvez écouter Stéphanie Ruphy sur France Culture : http://www.franceculture.fr/oeuvre-pluralismes-scientifiques-enjeux-epistemiques-et-metaphysiques-de-stephanie-ruphy

Introduction au pluralisme épistémologique, et « Bruno Latour face à l’épistémologie », Jim Gabaret et Louis Morelle, 20-03-14

Bonjour à tous,

Jeudi 20 mars, la dix-huitième séance du séminaire portera sur le pluralisme épistémologique. Je ferai d’abord une introduction aux questions posées par le pluralisme à la science, à ses méthodes, et à nos moyens d’accès aux savoirs. Il s’agira également d’introduire à la conférence que donnera pour nous Stéphanie Ruphy, auteur de Pluralismes scientifiques, le 27 mars. Louis Morelle, qui est déjà intervenu deux fois dans ce séminaire, nous présentera ensuite une communication intitulée « Des sciences studies aux modes d’existence (en passant par l’acteur-réseau). Bruno Latour face à l’épistémologie ».

Voici un résumé de sa présentation, fourni par ses soins :

Dans sa récente Enquête sur les modes d’existence, Bruno Latour déployait un vaste échafaudage théorique débouchant, entre autres choses, sur la proposition d’un pluralisme ontologique « intégral », permettant à la philosophie de « compter enfin au-delà de un, deux, ou trois ». Ayant présenté les grandes lignes de ce projet (d’ailleurs encore en cours d’élaboration, voir le site http://www.modesofexistence.org/ ) dans une intervention précédente, on adoptera ici une approche généalogique, ayant pour but de clarifier les enjeux et les ressorts de l’Enquête à travers ce « terrain » initial qu’est le laboratoire (dont Latour dit qu’il « est à la métaphysique ce que la drosophile est à la génétique »). C’est en effet à partir de ses écrits sur la science comme pratique et comme activité que sont fabriqués des propositions théoriques comme l’approche symétrique, le couple humains/non-humains, l’acteur-réseau, la délégation, ou le refus de la distinction nature/société. À ce titre, il y sera moins question d’un pluralisme épistémologique ou épistémique, que de la manière dont les thèses de Latour, forgées au sein des Science Studies et de leur confrontation parfois brutale avec l’épistémologie traditionnelle, ont, par une suite de déplacements et de reformulations conceptuels s’étendant sur plusieurs décennies, exigé le passage vers un pluralisme ontologique et épistémologique aux implications plus larges. Ce sera l’occasion de revenir sur les débats qui ont jalonné la trajectoire philosophique de B. Latour, et les controverses où elle s’est inscrite.

La séance aura lieu exceptionnellement de 16h à 18h (en salle de séminaire, Pavillon Pasteur). En effet, nos amis du séminaire « Eux et Nous »  nous invitent ensuite à venir discuter avec Etienne Balibar, de 18h à 20h, en salle Beckett. C’est avec plaisir que nous nous joindrons au débat, et je vous convie tous à en faire autant.

Voici une présentation de la séance que m’envoie l’un des organisateurs, que vous avez d’ailleurs sans doute déjà vu au séminaire Le Pluralisme, Arto Charpentier :

Tout le parcours de Balibar peut se résumer à une sortie du marxisme, à travers l’abandon de l’idée d’une détermination « en dernière instance » (des formes historiques par les formes de la production) au profit de la reconnaissance d’un pluralisme irréductible des formes de domination (et des luttes sociales qui y répondent – se posant alors le problème de leur articulation en coalitions). A ce titre, son itinéraire se distingue parmi les autres penseurs politiques de sa génération (Rancière, Badiou, etc), par sa perspective résolument pluraliste. Son intervention portera plus spécifiquement sur son analyse des « différences anthropologiques » dans leur articulation avec l’universel. Sous ce terme, Balibar réunit aussi bien la différence entre les sexes, qu’entre les « races », les orientations sexuelles, etc., qu’il cherche à penser de manière unifiée sans pour autant domestiquer leur diversité. A partir de différents exemples (Franz Fanon pour les luttes décoloniales, Mary Wollstonescraft pour le féminisme), il étudie les revendications qui naissent de la différence et contestent la forme instituée de l’universel (en tant précisément qu’elle s’accommode en réalité de discriminations et d’exclusions), suscitant ainsi un « conflit d’universalités ». Diversité irréductible et indomesticable des différences anthropologique d’une part, et d’autre part mise au jour de conflits au sein même d’un universel qu’on pensait monolithique. Autant d’aspects qui peuvent nourrir le pan politique des réflexions menées au sein du séminaire Le Pluralisme.

Voici le texte qui sera discuté ce jour là : la conclusion de Citoyen sujet, le dernier livre de Balibar : http://partage.eleves.ens.fr//files/717adf7445478e37c48a6e5a85d41e29/Balibar_-_Citoyen_Sujet.zip

Faites passer le mot et venez nombreux à cette belle après-midi pluraliste !

Jim Gabaret

Séance 18 séminaire pluralisme


					

Martin Fortier, séance 17, jeudi 13 mars 2014, « Diversité des ontologies ou diversité des vécus ? (II) »

Bonjour à tous,

Voici l’enregistrement de la séance 17 proposée jeudi dernier par Martin Fortier. Je le remercie vivement pour cette deuxième participation au séminaire, qui poursuit les pistes annoncées lors de la séance de février et revient sur l’intervention de M. Descola, qui devrait elle-même être mise en ligne sous peu.

Un résumé de la séance est disponible ici : https://seminairepluralisme.wordpress.com/2014/03/06/martin-fortier-seance-17-diversite-des-ontologies-ou-diversite-des-vecus-ii/

Bonne écoute et à jeudi prochain, pour une introduction au pluralisme épistémologique de votre serviteur, suivie d’une présentation du pluralisme épistémologique de Bruno Latour par Louis Morelle.

Jim Gabaret

Diffusion sur le site savoirs.ens.fr

Bonjour à tous !

Une bonne nouvelle pour le séminaire : la directrice du Pôle communication de l’ENS, Mme Carole Desbarats, s’est intéressée depuis quelques mois à nos efforts, et elle a décidé de mettre en avant les interventions jugées les plus « importantes » académiquement, en proposant notamment des captations audio de qualité des séances où interviennent des professeurs, et l’enregistrement vidéo de la communication de M. Descola il y a trois semaines, qui sera bientôt mise en ligne.

Dans ce cadre, j’ai également fourni au Pôle communication les enregistrements de toutes les séances que nous avions faites jusqu’alors cet hiver, et deux d’entre elles ont été sélectionnées pour le moment, dont la première, la séance 5 que j’ai faite sur Nelson Goodman, vient d’être mise en ligne sur savoir.ens.fr : http://savoirs.ens.fr/expose.php?id=1595

La seconde sera celle de M. Wismann. Je pense que nous pouvons nous féliciter de cette offre généreuse de Mme Desbarats, qui attirera peut-être un public plus large aux séances. Je vais à présent essayer de suggérer d’autres mises en ligne, si j’ai quelque influence sur ces décisions, afin que le séminaire soit le plus représenté possible, sur un site dont le trafic est apparemment assez conséquent, et qui attirera un peu plus les regards je l’espère sur les belles interventions qui ont été données jusqu’à présent, et dont la prochaine, celle de Martin Fortier aujourd’hui, promet d’être de nouveau passionnante. Je vous y convie, en salle 236 du 29 rue d’Ulm, je vous le rappelle !

Jim Gabaret

Martin Fortier, séance 17, Diversité des ontologies ou diversité des vécus ? (II)

Bonjour,

Jeudi 13 mars, le séminaire reprend avec une communication de Martin Fortier, qui fait suite à celle qu’il a donnée le 13 février dernier, et sera intitulée << Diversité des ontologies ou diversité des vécus ? (II) Dépasser l’anthropologie ontologique à l’aide de l’anthropologie du vécu. >>.

Voici un résumé fourni par ses soins :

Après avoir étudié les nombreuses faiblesses de l’anthropologie ontologique de Viveiros de Castro et de Descola nous nous proposerons d’élaborer pas à pas un nouveau cadre théorique pour l’anthropologie. A rebours du tournant ontologique, qui s’avère ontologiquement très engageant et heuristiquement peu fécond, nous essayerons de montrer qu’une anthropologie du vécu possède un fort pouvoir explicatif tout en s’accommodant parfaitement d’un naturalisme biologique minimal. Ce faisant, nous soutiendrons quelques thèses importantes : (1) l’idée d’une anthropologie ontologique ne tient qu’en niant la force de l’observation participante ainsi que l’unité biologique d’*Homo sapiens *; (2) les approches proposant une ontologisation des pensées indigènes tombent dans un ethnocentrisme paradoxal dont une approche naturaliste est indemne ; (3) l’anthropologie ontologique occulte l’existence d’une différence fondamentale entre << savoirs protocolaires >> et << savoirs portatifs >>, et elle opère par ailleurs une confusion entre différentes normes épistémiques ; (4) l’anthropologie du vécu permet de dépasser une certaine dichotomie entre nature et culture bien mieux que ne le peut l’anthropologie ontologique qui demeure quant à elle largement prisonnière de cette dichotomie ; (5) au contraire de l’anthropologie ontologique, qui restait muette sur le sujet, l’anthropologie du vécu permet de spécifier les rapports entre processus subpersonnels, expérience, catégorisation, verbalisation et narration.

La séance aura lieu au 29 rue d’Ulm, en salle 236 (2ème étage), de 16h30 à 18h30.

Venez nombreux !

Jim Gabaret

Affiche Martin II 13 mars pluralisme