Archive | janvier 2014

Michael Hennig, Introduction au pluralisme aléthique, 30-01-14

Bonjour à tous,

L’enregistrement de la douzième séance du séminaire Le Pluralisme est disponible dès à présent. Merci à Michael Hennig (Paris I) pour son « Introduction au pluralisme aléthique », qui nous a permis d’aborder ces théories contemporaines de la vérité très peu connues en France, et dont les répercussions sur l’ontologie et la philosophie de la connaissance sont grandes. Vous pourrez ainsi découvrir en particulier le minimalisme assertorique de Crispin Wright, un pluralisme de la vérité passionnant et polémique qui a suscité un intéressant débat.

Voici l’exemplier distribué pendant la séance : Pluralisme aléthique, Séminaire Le Pluralisme, ENS

La prochaine séance, le jeudi 6 février, consistera en un examen de « Quelques aspects cognitifs et esthétiques du pluralisme cosmologique » en rapport avec l’apparition de la photographie instantanée, par Robin Buchholz. Puis Louis Morelle et moi-même vous proposerons une séance supplémentaire exceptionnelle mardi 11 février pour clore le parcours ontologique suivi lors de la première moitié de l’année et offrir modestement un débat mettant en scène l’opposition d’un constructivisme et d’un réalisme pluralistes. En espérant vous voir nombreux,

Jim Gabaret

Séance 12 : Michael Hennig, Introduction au pluralisme aléthique, 30-01-14

Bonjour à tous,

Jeudi prochain, à l’occasion de la douzième séance du séminaire Le Pluralisme, nous accueillerons Michael Hennig pour une « Introduction au pluralisme aléthique ». Il y présentera notamment les travaux contemporains de Crispin Wright sur les différents niveaux de vérité de nos énoncés. Voici un résumé qu’il m’a fourni :

« Être à la fois réaliste et antiréaliste, déflationniste et correspondantiste a parfois été un souhait pour les indécis ontologiques. Si nous acceptons, suivant nos inclinations naturelles, que les objets de notre quotidien existent indépendamment de notre manière de les décrire, nous ne voulons pas que cela entraine l’existence des objets mathématiques. Si les énoncés descriptifs vrais correspondent à des faits dans le monde, où sont les faits qui rendent la proposition mathématique « 2+2=4 » vraie ? Le pluralisme aléthique offre ici une solution. Précisons d’emblée que le pluralisme aléthique n’est pas un relativisme. Il n’y a pas plusieurs descriptions vraies mais incompatibles du monde, pas plus qu’il n’y a plusieurs vérités des livres saints. Ce n’est pas un pluralisme des vérités mais de la vérité, c’est-à-dire des propriétés et des concepts de vérité. Le but de cette séance sera de vous faire découvrir le pluralisme de la vérité au travers des œuvres de Crispin Wright, et de vous montrer comment cette conception peut faire avancer le débat entre le réalisme et l’antiréalisme. De vous faire comprendre comme le lien entre monisme et pluralisme pose des problèmes qui menacent le projet même du pluralisme aléthique. Et finalement de partager la solution originale qui en a été proposée. »

Séminaire pluralisme séance 12 Michael Hennig

Venez nombreux !

Jim Gabaret

Séance 11 : Pierrot Seban, Introduction philosophique à la théorie des ensembles, 23 janvier 2014

Bonsoir,

L’enregistrement de la onzième séance du séminaire est disponible, avec les passages de l’exemplier correspondants dans la vidéo, et les formules notées par Pierrot Seban au tableau. Je remercie une nouvelle fois ce dernier pour cette belle « Introduction philosophique à la théorie des ensembles ».

L’exemplier distribué durant la séance : Introduction philosophique à la théorie des ensembles

Bonne écoute et à jeudi prochain !

Jim Gabaret

Séance 11 : Pierrot Seban, jeudi 23 janvier 2013

Bonjour,

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir de nouveau Pierrot Seban (ENS), qui nous va nous présenter une communication intitulée « Introduction philosophique à la théorie des ensembles : pluralité, existence et constructivisme. »

Voici un avant-goût de la séance, préparé par ses soins :

Alain Badiou appelle « grand style » un certain rapport du philosophe aux mathématiques, qui consiste à apprendre d’elles, et à en tirer des leçons pour la rationalité en général, plutôt que d’essayer (peine perdue) d’en rendre compte à partir d’une épistémologie ou d’une métaphysique qui leur serait extérieure. Dans cette séance, j’essaierai autant que faire se peut de suivre le travail de Badiou dans L’Être et l’événement pour vous proposer une introduction philosophique aux mathématiques qui soit en même temps une authentique introduction à ces mêmes mathématiques, et non un simple commentaire philosophique. Essayer de ne pas les commenter de l’extérieur mais d’accepter les leçons qu’elles nous délivrent dans leur déploiement singulier. Cette séance se veut en même temps une introduction au livre de Badiou lui-même, cantonnée à la manière dont le livre parle des mathématiques. Comme Badiou, on appréhendera cette discipline à travers la théorie des ensembles de Cantor, dans la formalisation classique de Zermelo-Fraenkel. J’aimerais au minimum, en suivant pas à pas quelques lieux fondamentaux de cette théorie, examiner ce qu’elle peut nous dire de l’existence et de la pluralité. En effet, la théorie des ensembles est dans son développement propre une théorie des grandeurs, des quantités, et de l’existence des quantités ; son plus célèbre résultat étant peut-être l’établissement de l’existence d’une multiplicité intotalisable de grandeurs infinies, toutes « plus grandes » les unes que les autres, ce dont on tentera de comprendre le sens. J’aimerais au maximum, si nous trouvons le temps pour cela, appréhender ce que la théorie peut nous dire du constructivisme. En effet (et c’est peut-être un des résultats les plus spectaculaires du livre de Badiou que d’avoir su le relever), la théorie des ensembles est en mesure de nous montrer, ou plus exactement de nous démontrer, tout à la fois que le constructivisme est irréfutable, qu’il est indécidable, et qu’il est (nous pouvons le démontrer) démesurément réducteur. Si nous commençons à comprendre ce que cela peut vouloir dire, la séance aura atteint tous ses objectifs. Cette séance, si tout se passe bien, ne présuppose aucune connaissance préalable, ni des mathématiques ni du livre de Badiou, et se veut un simple encouragement à l’étude des unes et de l’autre.

Venez nombreux ! Salle de séminaire, Pavillon Pasteur, 45 rue d’Ulm, 16h30-18h30

Affiche théorie des ensemble Pierrot Seban séminaire pluralisme

Phenomenology and existentialism, Jim Gabaret and Morten Jelby

Bonjour à tous,

Suite à la séance de Morten Jelby sur Sartre,  je vous soumets à présent, si vous souhaitez en savoir plus, un cours en anglais que nous avons donné tous les deux à l’ENS mercredi 15 janvier, devant un public d’undergraduates new-yorkais en visite. Le cours s’intitule « Phenomenology and Existentialism, an overview of Sartre’s philosophy ».

N’hésitez pas à le partager si vous êtes intéressés.

Pour le citer/ to quote it : Gabaret, Jelby, « Phenomenology and Existentialism, an overview of Sartre’s philosophy », January 15th 2014, Ecole Normale Supérieure, Paris.

Bonne écoute !

Jim Gabaret

Morten Jelby, Sartre phénoménologue et le multiple

Bonjour à tous,

L’enregistrement de la dixième séance du séminaire est à présent en ligne. Merci à Morten Jelby pour sa très belle analyse de l’ontologie sartrienne, et sa description de l’éclatement « anti-husserlien » de l’unité vers la multiplicité phénoménale présent chez Sartre, qui nous a offert une belle discussion en fin d’exposé, quant aux problèmes soulevés par de telles hypothèses, ainsi qu’aux options métaphysiques réalistes ou irréalistes les plus à mêmes de répondre aux défis que pose la compréhension sartrienne des étants et de leur rapport à la conscience.

Si un peu plus de phénoménologie vous intéresse, je me permets de faire un peu de publicité pour une émission radio que je réalise avec Aurélia Peyrical sur la radio de l’ENS, intitulée Triptyques, et dont le dernier numéro portait sur l’intriguant « La terre ne se meut pas » de Husserl : http://www.trensmissions.ens.fr/renverser-copernic-avec-husserl/ . Husserl entend refonder là les affirmations coperniciennes de l’astronomie sur un niveau de compréhension plus profond de ce qu’est la Terre. Celle-ci ne doit pas d’abord être conçue comme une planète dans l’espace, comme un corps céleste soumis à des trajectoires mathématisables, mais comme un « sol » à partir duquel notre corps charnel peut seul viser le mouvement d’un objet qui précisément ne s’individue comme « corps » que parce qu’une perspective instaurant une tridimensionnalité de l’expérience (un point témoin et un déplacement de l’objet d’un point A vers un point B) est témoin de son déplacement. La notion de corps, par laquelle l’astronomie caractérise la Terre, ne peut donc exister sans cette perspective ancrée dans un sol terrestre originaire. Cela ne revient pas pour autant à légitimer nos intuitions naturelles géocentristes car c’est seulement en descendant en-deçà de nos croyances réalistes sur l’idée d’un monde stable, statique et existant hors de moi et sans moi, que je peux alors comprendre en quoi sa spatialité toute entière est déjà constituée par les structures intentionnelles que dévoile la réduction éidétique qu’entreprend Husserl.

Les deux précédents numéros sont d’ailleurs en podcast également si cela vous intéresse, le premier sur Nelson Goodman, l’irréalisme constructiviste et la pluralité des mondes (http://www.trensmissions.ens.fr/la-realite-plurielle-de-nelson-goodman/ ), le deuxième sur l’immatérialisme de Berkeley (http://www.trensmissions.ens.fr/berkeley-immaterialiste-heureux/ ).

Bonne écoute et à jeudi prochain pour une séance de Pierrot Seban sur le constructivisme et la pluralité dans la théorie des ensembles et la pensée d’Alain Badiou.

Jim Gabaret

Séance 10 – Morten Jelby, Sartre phénoménologue, et le multiple. Jeudi 9 janvier 2014

Bonne année à tous !

Venez nombreux pour la séance de rentrée, jeudi prochain, séance qui aura lieu comme à l’ordinaire de 16h30 à 18h30 en salle de séminaire. Nous parlerons de la phénoménologie sartrienne et de sa conception de la multiplicité, au niveau du monde et au niveau des consciences, avec Morten Jelby (ENS, Paris I). Passez le mot si vous connaissez des amateurs de Sartre : le séminaire, c’est un rappel, est évidemment ouvert à tous !

Affiche Sartre et le multiple - séminaire pluralisme - Morten Jelby Janvier 2014 - version 1

Voici par ailleurs le nouveau programme (provisoire) du séminaire Le Pluralisme pour 2014 :

9 janvier 2014 : Morten Jelby, Sartre phénoménologue et le multiple.

16 janvier 2014 : Pierrot Seban, Le pluralisme réaliste en ontologie, II.

23 janvier 2014 : Louis Morelle et Jim Gabaret, Le pluralisme ontologique : positions réaliste et constructiviste.

30 janvier 2014 : Michael Hennig, Introduction au pluralisme aléthique.

6 février 2014 : Robin Buchholz, La continuité et le multiple en mathématiques.

13 février 2014 : Martin Fortier, « Diversité des ontologies ou diversité des vécus ? Une critique conceptuelle, ethnographique et cognitive du tournant ontologique en anthropologie. » (avec Frédéric Nef et sa classe de l’EHESS).

20 février 2014 : Dialogue avec Philippe Descola.

Vacances : 22 février – 2 mars

6 mars 2014 : Le pluralisme épistémologique. Approche générale.

13 mars 2014 : Discussion avec Bruno Latour.

20 mars 2014 : Stéphanie Rufy : Les pluralismes épistémologiques. (ou 27 mars)

27 mars 2014 : Isabelle Delpla, Le pluralisme politique et judiciaire.

3 avril 2014 : Les liens entre pluralisme ontologique et pluralisme normatif – le cas du pluralisme moral.

10 avril 2014 : Michel Serres : 10h30-12h30

Vacances : 13 avril – 27 avril

15 mai 2014 : Bilan du séminaire.

Fin des cours le 17 mai.

Si vous avez des suggestions, vous pouvez m’écrire à mon adresse ENS ou sur le groupe https://www.facebook.com/groups/seminairepluralisme/?fref=ts

En espérant vous voir nombreux.

Jim Gabaret